L’opposition gabonaise: la grande naïve du processus électoral

Finalement, les anciens membres du PDG qui ont rejoint l’opposition, n’auront rien apporté de stratégique à cette dernière. Comme cela se fait-il que depuis des décennies, personne n’ait réussi à sécuriser les résultats du vote dans notre pays. Le cycle est le même : on va aux élections et au final, c’est toujours le PDG qui gagne. C’est simplement parce que l’opposition gabonaise n’a jamais réussi à sécuriser son vote.

L’année 2023 est encore plus terrible. Si en 2009, Ali Bongo avait bénéficié de la nostalgie due au départ précipité d’Omar Bongo, en 2016 malgré un bilan assez moyen pour son premier mandat, les gabonais avaient fait le choix de porter leur confiance sur Jean Ping, c’est dire que pour le troisième mandat qu’il essayera d’obtenir des gabonais l’année prochaine, il est peu probable qu’il y ait un vote en sa faveur.

Le bilan du Chef de l’état gabonais est presqu’inexistant. Le Gabon s’est empêtré dans une dette abyssale pour presque zéro réalisation. La baie des Rois, devenu une simple promenade, suscite les moqueries de l’opinion. Pendant ce temps, le Ghana, la Côte d’Ivoire et d’autres pays, avancent à pas de géants. Le gabonais ne peut plus vivre normalement, les prix ont explosé et il ne peut plus manger à sa faim.

Au niveau gouvernemental, le même délire se poursuit, de grandes rencontres sur le climat, de grandes ambitions dans le secteur industriel mais rien sur la vie chère. L’inflation a atteint des records inquiétants et les gabonais sont abandonnés à leur triste sort. Voilà avec quel bilan le PDG et ses alliés iront aux élections en 2023 et demanderont aux populations de soutenir leur candidat naturel.   Au niveau de l’opposition, c’est l’espoir naïf qui règne. Jamais ils n’auront l’intelligence de mettre en place des mécanismes pour garantir le vote des gabonais.

A la fin de leur déambulation nationale, le vainqueur sera le même et ils crieront à la fraude comme d’habitude et exigeront du pouvoir d’aller aux négociations de paix, parce que la violence aura éclaté entre temps. La grande naïve semble se contenter du rôle de la victime et n’essayera même pas d’obtenir la majorité dans les assemblées. Voilà à quoi l’on peut s’attendre si les acteurs restent les mêmes. L’homme ou la femme qui sauvera le Gabon n’est pas encore connu