Economie : La ferme agro-pastorale d’Hervé Patrick Opiangah située à Meyang

Il fait partie de l’espace politique gabonais, connu pour son amour pour le football. On devra aussi le compter parmi les entrepreneurs gabonais, puisque Hervé Patrick Opiangah s’est lancé depuis près de 2 ans, dans un projet pharaonique de 108 hectares à 58 kilomètres de Libreville : la ferme agro-pastorale de Meyang.

Un tel projet mobilise aussi bien des espaces de terres que des financements. 6,6 milliards de francs CFA investis à ce jour avec ses partenaires sud-africains. Des œufs, du poulet de chair et d’autres produits développés à Meyang. L’ambition de l’homme d’affaires gabonais est d’arroser notre pays en aliments d’une grande qualité. Pour atteindre son objectif de développement intégral de cette grande ferme, Hervé Patrick Opiangah aura assurément besoin de partenaires financiers, qui croient en son projet.  

Interrogé sur l’opportunité de mettre en place un tel projet, HPO dit répondre à la préoccupation des autorités gabonaises de renvoyer ceux qui le souhaitent à la terre, notamment l’appel du président gabonais Ali Bongo Ondimba. Il faut savoir que les autorités gabonaises avaient annoncé que le Gabon dépensait près de 300 milliards de Francs CFA, pour importer ce qu’il mange.

Les chiffres annoncés à la production sont vertigineux et encourageants : 120 000 œufs par jour pour la partie industrielle de la ferme et 20 000 œufs jour, pour la partie artisanale. 4 millions d’œufs sur le mois et 50 millions d’œufs à l’année. Aussi, cette société génère 300 emplois directs pour 100 emplois indirects. C’est dire que l’homme d’affaires règle une autre problématique à laquelle fait face notre pays : le chômage. Si tant est que la majorité des employés soient occupés par les nationaux.

Selon Hervé Patrick Opiangah, les produits pour nourrir les poules sont de qualité supérieure. Le maïs jaune est choisi pour qu’au final, les produits de la ferme agro-pastorale soient compétitifs non pas simplement sur le coût mais surtout sur la qualité. Le patron de cette structure dit mettre en avant l’aspect humain. Au-delà de la rentabilité qui pérennisera l’activité, la ferme agro-pastorale devra développer des projets RSE, susceptibles d’améliorer la qualité de vie aux alentours de son site de production.

Quand un gabonais se lance dans les affaires de cette façon, il est souhaitable que le ministère de tutelle puisse labéliser les produits gabonais, favoriser leur arrivée dans la chaine de distribution des supermarchés, et inciter les gabonais à consommer gabonais. Félicitations à HPO.