Le gouvernement gabonais dans le creux de la vague

Il est de tradition pour le président d’un pays de s’appuyer sur son gouvernement pour y trouver l’impulsion nécessaire dans le but de redonner espoir aux populations. Cette tradition n’est plus valable au Gabon ou le gouvernement est en roue libre et en chute libre.

Rose Christiane Ossouka Raponda, l’actuel premier ministre, ne semble pas incarnée l’autorité nécessaire pour mettre le gouvernement en ordre de bataille. Chaque ministre essaie de se la jouer solo, en livrant quelques projets sociaux, associant à peine le nom du Chef de l’état et du premier ministre à ces quelques réalisations.

Il n’y a à ce jour, aucune impulsion gouvernementale capable de mener le président gabonais vers les élections générales qui se profilent à l’horizon. L’opinion dénonce un amateurisme trop présent au sein de l’équipe Ossouka Raponda, et chacun à la juste impression que les choses ne pourraient pas s’améliorer.

Le laxisme de madame Ossouka Raponda, qui préfère s’occuper de la mairie de Libreville que des affaires du gouvernement, fait penser que le pays tout entier est en pilotage à vue. Le résultat est immédiat : des valeurs qui ont foutu le camp, un taux de criminalité qui monte, l’espoir au sein des populations qui s’amenuise et l’autorité de l’exécutif en lambeaux. « Le pays est par terre » comme le disait un opposant.

Le président gabonais Ali Bongo, préoccupé par son état de santé, ne peut plus qu’assurer le service minimum, malgré le trop plein de communication stérile que déverse sur les réseaux sociaux certains de ses conseillers. Il faut au pays une autre intelligence, capable de construire une nouvelle espérance comme le souhaitait l’opposant André Mba Obame.

Voilà le pays dans un cul de sac, avec des hommes et des femmes déterminés à conserver le pouvoir mais à quel prix ?