Le haut-commissariat : va-t-on dissoudre cette coquille vide ?

Nous sommes véritablement dans un film de science-fiction politique. La création du haut-commissariat en conseil des ministres, dont les missions politiques étaient bien définies, semble aujourd’hui rentrer dans les poubelles de l’histoire politique de notre pays.

Si l’idée était de redistribuer un peu d’argent à certains caciques et hauts cadres du pouvoir, notamment Michel Essonghe et Eric Dodo Bounguendza, c’est réussi. Mais la mission originelle, qui était celle d’apporter de la cohésion à l’action politique du Président de la République ne se fera pas.

Il est bien clair aux yeux de tout observateur averti que le haut-commissariat ne trouvera jamais les moyens de sa politique. D’abord parce que le gouvernement ne le permettra pas, pour éviter que les membres du gouvernement ne soient délestés de la mission politique qui est essentielle à leur survie.

Ensuite parce que le PDG, qui vient d’être doté d’un nouveau bureau exécutif n’entend pas céder une partie de son autorité au haut-commissariat. Au nom de quoi, à quelques mois de l’élection présidentielle, le haut-commissariat va-t-il gérer les problèmes politiques liés au Chef de l’Etat ? ce serait inimaginable d’autant plus que l’ambition affichée par les PDGistes est de reprendre la main sur la politique nationale.

La troisième raison vient du fait que cette institution soit placée sous l’autorité du Président de la République. Les « collégiens du bord de mer », qui veulent tout faire sans en avoir ni l’expertise, ni l’expérience, ne le permettront pas. Un regroupement de telles personnalités mettrait à mal leur petite emprise sur la politique nationale. Dans une réunion de haut vol, que dirait un de ces collégiens à Essonghe ou à Bounguendza sur la politique nationale ?

Par conséquent, il serait plus sage de dissoudre ce machin politique qui ne va service à rien, mais va continuellement obérer les finances de l’état par son budget de fonctionnement, qui sera compté en centaines de millions, voire en milliards.