Éducation Nationale: Le 23 mars 1992, Martine Oulabou était assassinée

Aujourd’hui, cela fait 30 ans qu’une icône de la lutte pour l’amélioration des conditions de travail et de vie de l’enseignant était assassinée par balle lors d’une manifestation. L’assassinat de cette militante pour une meilleure éducation dans notre pays avait suscité une vague d’indignations et de protestations bien au-delà du monde de l’éducation. 

Trois décennies plus tard, on ne peut pas dire que les conditions de travail et de vie dans le milieu de l’éducation dans notre pays se soient considérablement améliorées. Il y a toujours des grèves dans ce secteur et de façon récurrente, les syndicalistes du secteur de l’éducation sont toujours persécutés et les problèmes qui se posaient il y a 30 ans, se posent toujours aujourd’hui avec plus d’acuité. D’autres syndicalistes ont quitté cette terre sans avoir eu la satisfaction du devoir accompli. 

Les autorités ont furtivement baptisé une école primaire du nom de Martine Oulabou, devenue une véritable martyre. En cette journée qui nous rappelle ce triste souvenir, il est bien que chacun mesure l’étendue des sacrifices qui ont été consentis par certains de nos compatriotes pour atteindre le niveau de réalisation qui est celui du secteur éducation de notre pays afin de donner à nos jeunes compatriotes une meilleure éducation. Cela devrait se traduire par une meilleure considération de la profession d’enseignant, du secteur de l’éducation nationale, car si l’on continue à ignorer les revendications légitimes des enseignants, ce sont nos enfants qui en payeront le prix.