Alexandre Barro Chambrier est une alternative sérieuse à Ali Bongo

Le Parti Démocratique Gabonais n’est pas sûr de l’état de forme de leur président pour affronter la difficulté de la campagne. Après avoir déclaré sa candidature lors du 54e anniversaire du PDG, les communicants d’Ali Bongo se sont rebiffés et disent maintenant qu’il ne s’agissait pas d’une déclaration de candidature pour le président de la République gabonaise et Distingué Camarade Président du PDG.

Pourtant les mots étaient clairs: 

« Chers Camarades,

2023 approche à grand pas. Je serai là avec vous. Pour vous. La seule issue sera la victoire. Une victoire franche, nette, indiscutable. Pour que le travail commencé soit achevé ».

La raison de cette reculade pourrait être due à la sortie tonitruante d’Alexandre Barro Chambrier, candidat déclaré à la présidentielle 2023 et qui a automatiquement dénoncé la mascarade dans les déclarations d’Ali Bongo. Selon ABC, en déclarant que la seule issue est la victoire, le champion du PDG prépare comme d’habitude une fraude massive et industrielle mais qui n’arrivera pas cette fois-ci. Devant ce tollé sur l’inopportunité de cette déclaration de candidature pour un Chef de l’état en exercice, alors que nous ne sommes pas encore en année électorale, les instructions auraient été données pour que le porte-parole de la présidence apporte un démenti à l’idée répandue d’une candidature d’Ali Bongo Ondimba.

Ce démenti de Jessye Ella Ekogha n’a pas été suivi par le PDG qui fait autorité dans ce cas de figure. En effet, Ali Bongo avait fait son discours en sa qualité de président du PDG, que le porte-parole de la présidence vienne faire un démenti fait désordre parce que ce n’est pas le Président de la République qui a parlé, mais le chef du PDG. Or dans la déclaration lue par David Ella Mintsa, porte-parole du PDG donc en possession de toute la légitimité pour apporter un démenti à l’idée répandue d’une candidature d’Ali Bongo, il n’a jamais été question de revenir sur les déclarations du chef de leur parti. 

L’autre raison qui pourrait justifier un tel revirement de situation est le désaccord entre les clans. Il y a ceux qui estiment que Noureddin Bongo Valentin pourrait être le candidat et qui poussent pour cela et ceux qui estiment qu’une candidature du fils d’Ali Bongo serait précipitée et lèverait trop de contestations politiques et institutionnelles au point de plonger le pays dans un chaos. Pour les premiers, avant de clarifier la question du candidat (Ali ou Noureddin), il était malvenu qu’Ali Bongo affirme déjà être candidat, d’où l’urgence de dépêcher  le porte-parole du président pour revenir sur les propos du président du PDG, qui ont pourtant été clairs pour la plupart des militants du PDG.

Dans ce chaos politico-familial, une voix s’élève au dessus du lot, c’est celle d’Alexandre Barro Chambrier dont on dit qu’il a le soutien de quelques présidents voisins. Sa tournée politique en cours, suscite des espoirs et s’il arrive à rallier à sa candidature la plupart des opposants, il est clair qu’il constituera une sérieuse alternative à Ali Bongo Ondimba. Il n’est pas contre la France, est un ancien du régime et a de bonnes relations avec les pays voisins. Il devra cependant travailler sur l’image qu’il renvoie, d’un fils à papa et surtout imprimer un rythme de vigueur à sa campagne, jugée assez timide par certains.