Éric Dodo Bounguendza pourrait rester SG du PDG 

Plusieurs observateurs se demandent en réalité que va t-il se passer au sein du Parti Démocratique Gabonais maintenant que son Secrétaire Général Éric Dodo Bounguendza a été nommé aux fonctions de Haut Commissaire de la République. Le journal l’Union qui a consacré un article (sa Une) sur cette question n’est pas allé plus loin que les considérations laconiques qui n’avancent pas à la compréhension de la situation.

Il faut rappeler que sur le plan de la loi, rien n’empêche Éric Dodo Bounguendza, actuel Secrétaire Général du PDG de cumuler son titre de Haut commissaire avec celui de SG. Le Haut commissariat étant beaucoup plus un organe politique puisqu’il a pour mission d’accompagner et d’orienter la politique du Président de la République Ali Bongo Ondimba. A ce titre, ceux qui brandissent l’argument de la neutralité n’iront pas bien loin puisque dès le départ, il s’agit d’un organe qui indique déjà son orientation politique en travaillant exclusivement pour la réussite de la politique du Chef de l’état. 

L’Union indique aussi ce matin que le probable non cumul se justifie par le fait que les prédécesseurs de l’actuel secrétaire général du PDG, n’avaient pas eu à exercer des fonctions autres que celles du Parti. Cet argument ne peut faire autorité pour deux raisons: 

D’abord parce qu’il s’appuie sur un argument morale à savoir que le Secrétaire Général du PDG doit rester discret et ne point occuper des fonctions administratives étant le gérant du parti au pouvoir. C’est une considération exclusive au PDG qui pourtant ne s’applique pas autres gérants d’autres partis politiques. On a vu Jean Boniface Assélé occuper des fonctions hautement politiques autant que Maganga Moussavou et Mba Abessole, qui étaient des chefs de partis politiques mais aussi présents dans la haute administration. bref.

Autre point important, en regardant ce qui se fait dans la sous-région, on voit bien que d’autres secrétaires généraux dans d’autres pays, occupent aussi des fonctions importantes dans l’administration sans que cela ne pose problème. En attendant que l’opinion soit fixée, il est bon que nous mettions tous ces arguments sur la table pour éclairer la lanterne de tous. Le maître du jeu reste le Président gabonais Ali Bongo. Il peut, au regard de ce que l’on vient de dire, décidé de maintenir le Secrétaire Général du PDG à son poste ou de le faire remplacer. Il vaut mieux attendre ce qu’il en décidera.