Le PDG sait que personne ne votera pour Ali Bongo: la solution c’est la fraude et les armes 

C’est en gros la déclaration d’un jeune opposant gabonais résidant aux états-unis, qui estime que dans les conditions actuelles, le président gabonais ne peut même pas être élu par ses troupes du Parti Démocratique Gabonais. Affaibli par la maladie, les premiers qui doutent de son état de santé ce sont les militants du PDG. D’habitude zélés, les Pédégistes sont désormais prudents, estimant ne pas vouloir trop se mouiller pour un homme qui n’a plus toutes ses facultés. 

D’autre part, le parti est désormais traité comme un vulgaire machin, les nouveaux amis du roi ne connaissant rien de l’importance d’une machine politique. Salaires impayés, 3 à 4 mois de galère pour ceux qui sont censés animer le PDG, réduisant la plupart d’entre eux au rang de mendiants. Un membre du secrétariat exécutif de ce parti a été récemment chassé de la maison qu’il occupait à Bikélé. C’est dire que la situation est intenable pour ces pauvres militants.

Une preuve supplémentaire de cette mendicité, dans une note signée du secrétaire général du Parti qui a perdu toute autorité de management, Éric Bounguendza supplie les membres du gouvernement de financer les déplacements des managers locaux du parti qui doivent assister à une messe intellectuelle organisée cette fin de mois. Le PDG est incapable d’envoyer des billets à quelques dizaines d’entre eux, c’est le signe que la fin est proche.

D’autre part, les ministres savent que le Président gabonais est malade, il ne peut plus avoir de droit de regard sur la gestion du pays. Chaque ministre conscient de ce fait, pille a volonté dans son ministère. Des séminaires bidons, des voyages, des engagements de travaux sans appel d’offres, de la surfacturation, bref, c’est la totale. Ceux qui échouent dans leurs missions sont confortés dans leurs positions de ministres.

Désormais c’est le flou qui existe. On ne sait plus qui prend les décisions. La première dame, Nourredin Bongo, le fils Oceni, Ossouka Raponda ? Personne n’en sait rien mais l’argent de l’état continue de sortir de ses caisses et les gabonais sont de plus en plus précaires. Il n’y a rien qui puisse être mis au crédit d’Ali Bongo, qui, désormais, inspire de la compassion. Personne ne votera pour le candidat du PDG en 2023. Tout le monde le sait et même le grand parti est au courant de cette réalité. La seule option: la fraude massive et lourde et retourner les armes contre les Gabonais. Pour s’en convaincre, le souvenir douloureux de 2016 est encore bien présent.