Jo Dioumy Moubassango: Opposition gabonaise_On connait la musique et ce n’est ni du Mozart, ni du Sima Mboula

Le Parti Démocratique Gabonais n’a apparemment pas toujours digéré le rentre-dedans que lui fait l’opposition gabonaise. excédé par des rumeurs de tensions internes au PDG et mitraillé par les activistes de l’opposition, le Porte-parole du PDG est sorti il y a quelques minutes sur sa page facebook pour régler des comptes et au passage laisser un petit message. est-ce suffisant pour décourager les opposants ? Nous ne le pensons pas. Nous vous proposons en intégralité, le texte qu’il vient de poster.

A l’approche de l’année 2023, année des élections générales, la plupart des prédicateurs politiques de l’ombre qui s’étaient pourtant terrés dans un silence utile, voudraient désormais se faire entendre par tous les moyens. Des analyses présentées comme des vérités absolues au discours accusateur, en passant par la diffusion d’audios considérés par les plus naïfs de l’opposition gabonaise, comme ayant été fabriqués par l’un des 12 disciples de Jésus-Christ. Dans notre pays, lorsqu’on prend le parti de combattre le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, par des méthodes jugées détestables et anti-démocratiques, nous sommes tout de suite baptisés, sanctifiés et mis sur la voie de la christification. Ceux qui agissent ainsi, sont immédiatement reconnus par le saint-siège de l’opposition gabonaise et la cohorte d’activistes de tout poil.  

Cette musique, nous la connaissons parce que nous ne sommes pas nés hier. Les mêmes notes avaient déjà été jouées en 2009, par ceux qui à l’époque, avaient agité le lien politique, paternel, fraternel ou maternel pour revendiquer et se prévaloir d’une proximité avec Ali Bongo Ondimba et ensuite préserver des positions politiques et géostratégiques leur permettant de se maintenir aux affaires. Ce sont les mêmes qui ont orchestré, juste avant l’élection présidentielle de 2016, le pourrissement du PDG de l’intérieur, avec des thèmes de campagne aussi divertissants que dangereux, notamment celui portant sur l’acte de naissance du Président. La charge avait été portée contre le Chef de l’Etat par des hommes à peine convertis à l’opposition. Ensuite, ce même thème aura servi de prétexte pour dérouler la politique de la terre brulée que nous avons connue lors des évènements post-électoraux de 2016. 

A quelques mois de l’élection présidentielle de 2023, les similitudes avec les stratagèmes de communication actuels nous interpellent tous.  Comme en 2016, des prétendus analystes politiques autoproclamés prophètes, nous pondent des textes dont le caractère définitif des conclusions est une première faute intellectuelle. Dans une société marquée par la constance des soubresauts politiques et l’imprévisibilité des comportements du personnel politique de tous bords, qui peut prétendre dire avec exactitude quel va être le destin politique de notre pays. Etonnant que lesdits analystes politiques ne fassent même pas prévaloir les 10% de marge d’erreurs que tout intellectuel qui se respecte, devrait prendre en compte. C’est vous dire le peu de considération que j’accorde à ces analyses. Le manque de rigueur qui entoure la méthode utilisée par ces snipers politiques pour aboutir à leurs conclusions, force mon irrespect.  

Comme pour l’acte de naissance, une affaire préélectorale montée de toutes pièces avant la présidentielle passée, une prétendue affaire dite des audios, sans réel intérêt pour la vie des Gabonais vient d’être servie à l’opinion.  Sans aucune possibilité de recouper l’information, jouant sur la fibre émotionnelle de nos compatriotes déjà préoccupés par leur quotidien, les mêmes laborantins politiques, tentent de légitimer l’argument de la mise à l’écart d’un adversaire, pourtant au pouvoir depuis plus d’une décennie. 

Ce sont les mêmes compositeurs qui avaient déjà été à l’œuvre avant la présidentielle de 2016.  Conséquence, des débats pullulent sur la place publique sur l’état de santé d’Ali Bongo Ondimba, pendant que lui, accorde des audiences à des personnalités du monde entier et préside des réunions ministérielles. Mais ça, personne ne veut en tenir compte, ce serait le grain de sable qui viendrait gripper la machine de la manipulation de l’opinion déjà mise en route.

Ensuite, c’est connu de tous les communicants, la meilleure façon de faire de l’agitation politique autour d’un Chef de l’Etat est de lui faire un procès même si l’on sait d’avance que ce dernier n’aboutira pas. Sur le plan politico-médiatique, c’est une bonne opération de communication que d’intenter un procès à un président en exercice. C’est exactement ce qui est actuellement orchestré par certains compatriotes qui se servent d’un procès sur la santé du président, déjà voué à l’échec. Ces manœuvres politiciennes ne prendront personne de cours. On connait la musique et ce n’est ni du Mozart, ni même du Sima Mboula, pour honorer un compatriote au talent indéniable.

Dans toute cette machination, les conséquences de cette tentative de manipulation de l’opinion n’ont jamais été évaluées par ses auteurs. L’une des conséquences directes d’un tel complot est d’armer les esprits des Gabonais, de cultiver la détestation d’autrui et de consolider les antagonismes à l’intérieur d’une petite société déjà bien fragile. Qui en paiera le prix ? les plus avisés savent que les dégâts de l’irresponsabilité politique sont toujours portés par le peuple.

En ce qui me concerne, j’invite les Gabonais à rejeter tout projet de déstabilisation (à petite dose) de la société gabonaise, à réclamer plutôt de tout leader une offre politique crédible et responsable. Je ne suis pas en train de prêcher pour le Parti Démocratique Gabonais (PDG) comme pourrait le penser toute personne présentant des problèmes d’étanchéité intellectuelle. Je me positionne à la hauteur de la République. Chacun de nous a le devoir de la défendre et de la protéger.  

Maintenant, en ce qui est du Parti Démocratique Gabonais, nous faisons notre travail : celui de ratisser large sur le terrain. Nous poursuivons la consolidation de nos bases politiques et la préparation de toutes les élections, je dis bien de toutes les élections. Le PDG sait se projeter rapidement sur le terrain en cas de nécessité. Oui, nous sommes prêts, ce n’est un secret pour personne. Que ceux qui racontent des histoires à longueur de journée sur les réseaux sociaux ou dans certaines officines politiques pour essayer de bousculer la pole-position de notre parti, sachent que personne au PDG n’est naïf. Nous avons tout connu dans ce pays et il n’y a aucun QG politique dans ce Gabon, qui soit plus outillé que le Parti Démocratique Gabonais. 

Nos adversaires politiques ne nous font pas peur, autant que leur relais sur les plateformes digitales. La vérité est que seul le PDG peut neutraliser le PDG. Si nous jouons collectifs comme nous le recommandent Ali Bongo Ondimba et les textes de notre parti, nous serons assurés de gagner. C’est une intime conviction que je partage avec nombre de mes camarades et la majorité de nos compatriotes. Travaillons à cela.

Jo DIOUMY MOUBASSANGO, Conseiller du DCP auprès du SG, Porte-Parole du PDG.