[ Analyse politique]: Voilà le débat au sein du PDG, une histoire cousue de fil blanc

Le procès en sorcellerie qui est actuellement intenté au Parti Démocratique Gabonais est la preuve parfaite de l’agitation qui s’est installée dans la tête de ses concepteurs. Ce n’est pas nouveau pour le PDG de concentrer l’essentiel des critiques et  des attaques politiques malveillantes, dénudées de tout fondement. Le Gabon étant ce qu’il est, lorsqu’on a la longévité de ce parti et le nombre de succès qu’il a engrangés, on ne peut pas faire l’unanimité dans un monde politique en perpétuel bouleversement.

Cependant, la nouveauté est qu’aujourd’hui, le désordre politique constaté çà et là, est orchestré par ceux dont les fonctions politiques ont la prérogative de pérenniser le pouvoir du Président de la République ou du Distingué Camarade Président. La volonté constante des uns de se substituer aux autres, sans même qu’ils n’aient fait la démonstration de leurs compétences dans l’exercice de leurs propres fonctions, laisse songeur.

 Le PDG a souvent dénoncé la création des associations, parce qu’elles viennent constamment picorer sur ses bases militantes, sans lui apporter de valeur ajoutée politique. Au contraire, dit-on, ces associations spontanées et opportunistes qui opèrent pour la plupart comme des doublures des démembrements du PDG (fédérations), viennent constamment brouiller le message, et du parti et du Distingué Camarade Président Ali Bongo Ondimba, en plus d’entrainer de facto par l’interventionnisme de leurs fondateurs, une débauche de moyens financiers et matériels préalablement destinés au parti d’Ali Bongo Ondimba. Chacun s’en souvient.

Il ne faut cependant pas négliger la capacité de ces alchimistes politiques à muter vers un stratagème nouveau mais tout aussi nocif pour le pouvoir politique gabonais.   Il s’agit aujourd’hui d’entretenir l’idée d’une « incompétence décrétée » pour ceux qui ont la responsabilité de conduire les affaires politiques au sein de la maison PDG. C’est un raccourci un peu facile mais il a le mérite de parler aux personnalités de grande inculture.

 Dans le même temps, les mêmes adeptes de la courtisanerie, fabriqueront de l’intérieur du PDG une concomitance, avec d’un côté les cadres statutaires asséchés financièrement et administrativement dans un pouvoir qui est pourtant d’abord l’émanation du PDG, et de l’autre côté, leurs équipes de prébendiers politiques à la langue suffisamment longue pour leur lécher les souliers quotidiennement. Au premier groupe statutaire, ils crieront : « vous voyez, ils ne travaillent pas », oubliant le régime de précarité politique et de vulnérabilité sociale qu’ils imposent à ces derniers. Et au second groupe, ils donneront les moyens du premier.

Cette volonté de fragiliser le parti et ses cadres se poursuit avec le recrutement massif de nègres de service dont la tâche est de démolir le Secrétariat exécutif du Parti. La volonté de certains de nuire à l’exécutif actuel du PDG reste perceptible et regrettable. Elle ne s’appuie que sur un agenda mesquin et des intérêts personnels, situés loin des orientations du Distingué Camarade Président. Ceux qui organisent en leurs noms, des réunions pompeusement dites secrètes et stratégiques, pour discuter des gens et non des projets du DCP, se trouveront toujours face à la petitesse de leurs propres turpitudes et l’inconséquence de telles manœuvres politiciennes.   

 Le PDG n’a jamais été surpris par aucune élection dans ce pays. Il est prêt et défendra bec et ongles le projet politique du Distingué Camarade Président à l’occasion de la prochaine présidentielle de 2023. Ceux qui par le poison de la division, dénoncé par Ali Bongo Ondimba lui-même dans son adresse à la Nation du 31 décembre dernier, essaient de se présenter comme la solution à tout, pourraient ne serait-ce que par humilité, faire l’effort de se rappeler à eux-mêmes, qu’ils ne sont absolument rien d’autre dans notre pays, que la conséquence de la seule volonté politique du Président lui-même. Notre intérêt à tous est celui de servir loyalement cet homme-là, sans lequel, certains seraient inscrits comme des anonymes de l’histoire politique du Gabon. Le Parti Démocratique Gabonais mènera sa mission à bon port en dépit des gesticulations actuelles.

 Petits hommes à la jugeote politique constamment barricadée par le trop plein d’ambitions  et l’esprit de vengeance d’un combat qui n’a jamais eu lieu, ils justifient d’une absence d’épaisseur politique galopante, d’une totale vacuité en ce qui est de l’intelligence situationnelle indispensable à la compréhension des enjeux et des perpectives politiques du moment. Et ce n’est pas dans une villa de la sablière érigée en QG, que l’on refera la formation de certains. Toute l’histoire qui y est racontée, est elle-même, déjà cousue de fil blanc.