Foumboula Libeka: du juridisme excessif à l’acharnement contre les Panthères du Gabon

Accroc aux questions juridiques et juridictionnelles nationales, Geoffroy Foumboula Libeka, cette figure de proue du Copil Citoyen, a manifestement choisi de faire de l’équipe nationale de football l’une de ses obsessions négatives.

Déclenchée par lui-même à l’occasion d’une sortie au vitriol contre le onze national gabonais, en particulier sur le patriotisme qu’il estime ne pas pouvoir être incarné par les poulains de Patrice Neveu, la polémique sur le sujet prend des airs de braises sur lesquelles le jeune acteur de la société civile se plaît désormais à souffler sans cesse.

Ce dimanche soir encore, après l’élimination du Onze national en 8èmes de finale de la CAN 2021, l’interessé ne s’est pas embarrassé pour en rajouter une couche. Le tout, sans le moindre mot de bienveillance pour ces jeunes qui viennent de défendre brillamment les couleurs nationales.

Compréhensible et tout à fait concevable dans un contexte où la controverse nourrit une certaine radicalité souvent de façade, bien que présentée comme un gage de sérieux face aux maux que vit notre pays, cette attitude interroge néanmoins en ce qu’elle revêt un zeste de provocation inutile, un tantinet outrecuidante mais assumée par son auteur.

Chroniqueur excellent des absurdités juridiques dont notre actuelle élite administrative et politique peut être capable, jouissant d’une popularité croissante qu’il convient tout de même de relativiser au vu du cuisant échec enregistré suite au dernier appel à la ville morte dont le Copil Citoyen s’est fait l’écho, Geoffroy Foumboula Libeka, en tout cas selon certains observateurs pointilleux, se dresse ainsi en Cassandre faussement perverti en figure intransigeante sur les préoccupations morales et civiques de notre pays et de notre temps, beaucoup plus qu’en juge légitime du sentiment patriotique qui prévaut ou pas au sein de la Tanière footballistique nationale.

De requêtes en requêtes, la démarche de ce jeune leader prend toutes les allures d’une quête personnelle que d’aucuns estiment lui être préjudiciable et susceptible de lui donner « la grosse tête ». Critiquables et naturellement perfectibles, les Panthères du Gabon ont su maintenir vive la flamme patriotique que d’autres leur renient à tort ou à raison.

Et rien que pour cela, nos jeunes « soldats » méritent beaucoup plus que de petites piques assassines et des leçons émotives sur le patriotisme!