2023: Si Ali Bongo n’était pas candidat, le PDG pourrait gagner à plus de 51% 

Plusieurs cadres du Parti Démocratique Gabonais (PDG) considèrent que le problème à cette élection présidentielle de 2023 est l’éventualité de la candidature d’Ali Bongo. Le Président sortant qui est aussi président du PDG pose un vrai problème au sein des organes du PDG et même de la base militante qui ne souhaitent plus le voir se porter candidat à la présidentielle prochaine. 

C’est évidemment un discours que l’on tient secrètement dans certaines réunions familiales ou claniques. Personne n’osera tenir un tel discours publiquement, Ali Bongo régnant sur son parti par la terreur. Il est vrai que ces dernières années, le DCP comme ils se plaisent à l’appeler, n’inspirent plus que de la pitié. 

Les risques d’une candidature Ali Bongo sont énormes. D’abord au sein de son parti, une telle candidature diviserait l’opinion et provoquerait une saignée au sein des troupes. Plusieurs hauts cadres qui n’entendent pas quitter le PDG, estiment cependant que l’actuel président a fait son temps, son bilan n’est pas élogieux et son état de santé ne lui permettra pas d’être d’attaque alors que le parti a besoin de vigueur pour 2023.

Autre chose, la candidature d’Ali Bongo qui s’apparenterait à un 3e mandat va exacerber les tensions au niveau du pays. L’opposition gabonaise mettra tout en œuvre pour dénoncer un troisième mandat inscrit hors du cadre institutionnel. Les organisations de la société civile suivront le pas et le pays pourrait plonger dans l’embrasement social. Il vaut mieux qu’Ali Bongo se retire et ne se présente pas.

Sur le plan diplomatique, la France ne soutient pas la démarche du clan Bongo. Le Président sortant qui appelle à adhérer au Commonwealth, mais qui n’obtiendra pas cette adhésion, est devenu persona non grata pour paris. Les récents déboires lors de la visite d’Ali Bongo à  l’Elysée, ont fini de convaincre paris qu’il faut très rapidement envisager un Gabon sans Ali Bongo.
Les hauts cadres du PDG qui évitent soigneusement d’évoquer la question de la succession d’Ali Bongo, ont officieusement commencé des discussions pour sérieusement réfléchir à ce qui pourrait être fait en cas de mise à l’écart du président sortant.

Le PDG dispose de cadres compétents et valables pour prétendre être investis candidats à la présidentielle. De façon subliminale, les cadres de la province de l’Ogooué-lolo, se verraient bien être propulsés au devant de la scène au nom d’une alliance qui les lient historiquement à la province du Haut-ogooué. Le prochain candidat du PDG à la prochaine présidentielle pourrait venir de la province de l’Ogooué-lolo. Mais cette loi pourrait ne pas être respectée.

Ali Bongo est fatigué, il n’a plus la force de diriger le pays. Il a été jusque-là brave de pouvoir ne serait-ce que tenir des discours au regard de sa situation sanitaire. Aujourd’hui, son entourage profite de sa vulnérabilité pour lui faire prendre des décisions iniques et contre les intérêts des populations. Ce n’est pas son actuelle garde rapprochée, composée de néophytes qui n’ont jamais travaillé à l’élection d’un président, qui fera quoi que ce soit de bien. Il est certain que la fin est proche pour un homme qui aura régné sur le Gabon pendant 14 ans.