Qui veut la peau du Ministre d’Etat Alain Claude Bilie By Nze ?

L’acharnement contre le Ministre d’Etat Alain Claude Bilie By Nze est devenu une affaire publique, tant ceux qui sont à la manette manquent de finesse politique. Même quand on veut la peau d’un membre du clan dans les films de mafia italienne, on ne le fait pas de façon aussi grossière. Depuis déjà des mois, par médias interposés, les imberbes politiques habitués aux ors de la République et à l’inculture politique révélée, sont à la manœuvre.

Dans leurs têtes et ce depuis des années, ils imaginent Alain Claude Bilie By Nze candidat à la présidentielle de 2023. Cette simple idée, née de leur imagination, leur donne des cauchemars au point de commettre des erreurs qui ne feront que renforcer la stature d’homme d’état du Ministre d’Etat, en charge de l’énergie et des ressources hydrauliques.

Sur le fond, que peut-on reprocher à un homme qui a modestement donné son honneur, son image et sa respectabilité pour défendre un Ali Bongo Ondimba, abandonnés par ses amis de l’époque. Etes-vous devenus si amnésiques pour ne plus apprécier le sacrifice que chacun a pu consentir pour la stabilité du pouvoir actuel. La fragilité de votre pouvoir n’est pas le fait d’Alain Claude Bilie By Nze, mais plutôt le fait de l’amateurisme de ceux qui, par défaut de compétence et d’épaisseur, n’ont pas su opérer les choix économiques stratégiques et le casting des personnels politiques qui pourraient faire obtenir des résultats au pays.

La plupart des secteurs du pays sont décrétés en état d’urgence. C’est le cas au sein des administrations financières de l’Etat. Des grèves incessantes, des choix périlleux qui plombent la solvabilité du pays tout entier. Des vacances d’un mois alors que les écoles publiques n’ont quasiment pas eu cours, il faut être un génie pour le faire. Des arrêtés suspendus puis annulés, portés par l’entêtement et l’arrogance d’un pouvoir devenu sourd et aveugle. Dans la foulée, une contestation du pouvoir de la Cour Constitutionnelle, qui suspend l’application des mesures querellées mais dans le même temps, notre confrère GabonMédiaTime nous apprend que la facturation des Tests PCR se poursuit et ce malgré la décision de suspension de l’application de l’Arrêté N°0685/PM, prononcée par la Cour Constitutionnelle.

Au lieu de rassembler et de mesurer la gravité de la situation économique, politique et sociale du pays, ce que le clan des imberbes trouve à faire est de lancer une fatouah contre ses propres ministres. A-t-on besoin de noircir un homme politique pour le démettre de ses fonctions ? Cela ne relève-t-il pas simplement   du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat. Est-on entrain de préparer une opinion, qui elle-même, a des problèmes existentiels plus graves à gérer ? Les Gabonais ne sont pas heureux. Ils ne mangent pas à leur faim, n’ont pas de travail, sont emprisonnés dans leur propre pays, vivent comme des expatriés.

Ce pays a besoin de clarté politique et d’un leadership qui redonne une espérance comme le disait André Mba Obame. Qui dirige le pays ? la question a tout son sens quand on voit l’amateurisme au sein du pouvoir décisionnel. Comment peut-on à ce point semer la confusion dans la tête des Gabonais et jeter par terre le soupçon d’autorité qui pouvait être accordé à l’exécutif ? La fonction ministérielle n’est plus respectée, elle devient une véritable décoration tant les membres du gouvernement sont d’une légèreté dans leur façon d’aborder les sujets. Bref.  

Dans ce contexte qui sollicite que des hommes et des femmes réfléchissent pour apporter des solutions, est-il nécessaire de chercher à pendre le Ministre Alain-Claude Bilie By Nze à un croc de boucher ? Il a ses défauts et ses qualités mais ce qui est orchestré au vu et au su de tout le monde est trop gros pour nous faire croire qu’il s’agit de la volonté du Président Ali Bongo Ondimba. Ali Bongo Ondimba, chacun a appris à le connaitre, à appréhender son mode opératoire. Ce qui est mis en scène actuellement est tout sauf de la marque du Président de la République. Cette posture ne fait que conforter l’idée selon laquelle, Ali Bongo ne dirigerait plus ce pays. On ne gouverne pas avec la ruse, on gouverne avec l’intelligence, la compétence et la sagesse.