Le désordre institutionnel est créé

Depuis le début du bras de fer entre le gouvernement et le COPIL citoyen, les choses sont entrain de s’envenimer. L’entêtement du gouvernement Rose Christiane Ossouka Raponda à faire passer ses mesures impopulaires semble total et la détermination du COPIL citoyen est aussi exacerbée.

Après les auditions organisées par la Cour Constitutionnelle en début de semaine et la décision qui s’en est suivie, annulant l’ensemble des décisions de l’arrêté 559/PM, le gouvernement éprouvé n’a pas pris le temps de digérer cet échec. Il a réagi dans une arrogance et une précipitation étonnantes. Quelques heures seulement après avoir reçu la décision de la Cour, le gouvernement a fait le choix incroyable de se relancer avec un autre arrêté dit 0685/PM, qui reprend dans son intégralité les décisions du précédent arrêté annulé par la Cour Constitutionnelle.

Ce nouvel arrêté montre deux choses importantes: l’irrespect du gouvernement vis-à-vis des décisions de la Cour Constitutionnelle qui s’en trouve ridiculisée au passage parce que l’opinion avait eu la faiblesse de penser qu’elle était le dernier recours et la voix d’autorité que chacun de nous devait suivre. Visiblement le gouvernement a choisi de faire autre chose.

Secundo, le gouvernement par cette réaction montre son manque de considération pour le peuple gabonais. Il n’est même pas disposé à entendre le mécontentement du peuple en plus de la crise institutionnelle que cette situation créée au sommet de l’état. Résultats des courses, le COPIL citoyen va introduire auprès de la Cour Constitutionnelle, une autre requête en annulation qui risquerait de pousser la Cour Constitutionnelle à suspendre de nouveau les décisions gouvernementales de l’arrêté 0685/PM et vive le désordre institutionnel.