Le premier ministre Ossouka Raponda inaugure le bassin versant de Nzeng-Ayong 

C’est une infrastructure qui a coûté plus de 11 milliards de francs CFA, financée par le Fonds Européen de Développement (FED) et l’Union Européenne (UE). Ce bassin serpente le quartier de l’échangeur de Nzeng-Ayong jusqu’à la nouvelle cité du même quartier. Il permet aux populations environnantes d’être désormais au sec parce que trop souvent sinistrées par les inondations. 

Aujourd’hui, en plus du bassin versant qui canalise les eaux, il y a aussi une voie pavée qui jouxte ce bassin et qui permet de désenclaver le quartier en offrant une autre voie d’entrée vers Nzeng-Ayong. Cette nouvelle route permet désormais aux populations de sortir de chez elles avec plus de facilité et de petites et moyennes entreprises sont nées grâce à cette voie, permettant à certains de s’autonomiser.

Reste la sempiternelle question de l’entretien du bassin versant et de la sensibilisation des populations, pour qu’il ne devienne pas un dépôt d’ordures. Certains compatriotes irresponsables ont commencé à déposer à cet endroit des ordures qui gisent au fond des eaux du bassin versant, faisant courir aux populations elles-mêmes des risques au niveau de leur santé. Les autorités municipales de l’arrondissement qui sont loin d’avoir une vision éclairée, n’ont jamais songé à mener une campagne de sensibilisation dans ce sens. Le ministre Bonda Balonzi dans son laïus a indiqué que la société adjudicataire assurerait l’entretien du bassin versant pour un an, mais nous savons que sans une véritable sensibilisation des populations, les risques sont grands de voir cette infrastructure devenir une poubelle à ciel ouvert. C’est livré et bravo.