Commune de Libreville: une mairesse pour le pire?

Largement relayée et raillée sur les réseaux sociaux et dans certains milieux huppés, la dernière prestation de l’édile de Libreville, au cours d’un récent sommet à Paris en France, a révélé des manquements notables de sa part. Soulignant ainsi la problématique des critères réels présidant au choix du Maire de la plus grande commune du Gabon.

Après une séquence tumultueuse vécue à l’Hôtel de ville de cette commune, séquence ayant vu le départ précipité du Maire Eugène Mba de ses fonctions d’alors, l’opinion librevilloise s’attendait certainement à beaucoup mieux que ce spectacle d’une mairesse balbutiante, ayant grand mal à lire son allocution, devant un aréopage de personnalités de premier plan telle que Anne Hidalgo, première magistrate de la capitale hexagonale. Un épisode qui, dit-on, fait suite à certains autres déjà « subis » au sein même de la Mairie ou lors de rencontres avec les plus hautes autorités.

Mais les insuffisances décriées ne semblent pas s’arrêter à une simple question de malaise oratoire chez la nouvelle mairesse. Il s’agit aussi d’attitudes pour le moins inappropriées à ce niveau de responsabilité. Surtout quand on sait que Libreville assure la présidence du CGLU-Afrique, organisation regroupant des sommités devant lesquelles notre pays serait tout simplement aujourd’hui « ridicule » des déficiences du Maire de sa capitale.

Au regard du constat amer et des conséquences sur l’image même de la nation toute entière, il convient de s’interroger sur les critères et motifs véritables de la désignation de dame Christine Mba Ndutume au poste de Présidente du Conseil municipal de Libreville. Mieux, loin du meilleur souhaitable, on pourrait se demander si elle n’est pas purement et finalement un Maire pour le pire.

Il reste à savoir dans l’intérêt de qui?