Affaire casques bleus gabonais en RCA: tout n’a pas été dit 

Le ministre de La Défense nationale Michaël Adamo Moussa a été auditionné par les parlementaires gabonais au sujet des prétendus abus sexuels des militaires gabonais en poste en République Centrafricaine.

Il ressort que certaines victimes sur lesquelles s’était appuyée les Nations-Unies (ONU) pour conclure à des fautes graves et demander le rapatriement du contingent gabonais, sont curieusement introuvables. Mieux, les ONG qui étaient censées collaborer pour inculper les militaires gabonais se disent surprises de ces gravés accusations portées sur le contingent gabonais. 

Sur le terrain, la situation devient intenable et plusieurs attaques contre la population civile et militaire en RCA ont fait des dizaines de morts, au point que le contingent gabonais, qui occupait des positions stratégiques et qui empêchait l’escalade de la violence, est aujourd’hui réclamé par les centrafricains eux-mêmes.

« Cette affaire ne se joue pas sur le terrain militaire » nous a confié un responsable centrafricain qui a requis l’anonymat. Il y a de gros intérêts en jeu et certainement que le bataillon gabonais gênait certains lobbys puissants, qui ont fini par faire pression et avoir le rapatriement des forces gabonaises.