Présidentielle 2023: La bagarre est ouverte pour gérer la campagne d’Ali Bongo 

A une vingtaine de mois de l’ouverture de la campagne présidentielle, certains essaient de se positionner pour être au centre de la campagne d’Ali Bongo dans la très évidente éventualité d’une nouvelle candidature du Président gabonais pour un 3ème mandat.

En tête de la course, la présidence de la République. La première institution du pays dont le rôle n’est pas gérer la campagne du Chef de l’état, a toujours été en première ligne des affaires  électorales lorsqu’il s’agit de la candidature d’Ali Bongo. Depuis de nombreuses années et pour les 2 campagnes présidentielles précédentes, il y a toujours eu la main noire des hommes de la présidence notamment des directeurs de cabinet du Président de la République, reléguant parfois au second plan le parti (PDG) dont Ali Bongo est le candidat.
C’est ainsi que l’on pourrait avoir un QG de campagne du candidat, piloté directement par les hommes de la présidence de la République. Si tel est le cas, vu le caractère aphone de l’actuel directeur de cabinet (Theophile Ogandanga), le rôle central d’un tel dispositif pourrait échoir à Noureddin Bongo Valentin, même s’il n’est plus coordinateur général des affaires présidentielles.

Il est fort à parier que le fils du président aura un rôle majeur à jouer. Dans ce cas, un certain nombre de cabinets anglais, chargés des sondages et de la communication, pourraient aussi être appelés parce que c’est souvent la méthode utilisée pour des questions liées aux sondages, communication, et projet de campagne. On sait que l’actuel conseiller stratégique du président utilise généralement une expertise technique en provenance de la Grande Bretagne, un pays avec lequel il a ses liens. C’est dans cette première ligne de campagne que se trouverait le pouvoir de décision. C’est aussi à ce niveau que les décisions des commandes des t-shirts et autres gadgets liés à la campagne se prennent. 


Ensuite, il y aura les financiers du Président, composés de directeurs généraux de régies financières et de barrons du système, dont la place est garantie par le fait qu’il gère la manne financière du pays. Dans cette perspective, Yann Franck Koubdje qui est à la Direction Générale de la Comptabilité et du Trésor, pourrait être l’homme à tout faire. Cette deuxième ligne de la campagne du Président de la République est le poumon financier et il vaut mieux être en bons termes avec ces hommes-là. Il est tout de même à signaler que cette équipe de financiers pourrait aussi compter dans son staff, les directeurs de cabinet du Chef de l’état, notamment l’actuel directeur de cabinet adjoint.


La troisième ligne est le Parti Démocratique Gabonais. Bénéficiant de ses démembrements dans les 9 provinces du pays, le PDG sera sollicité pour l’animation politique, la gestion de la campagne et de l’élection du candidat naturel sur le terrain et la distribution des gadgets à l’effigie du candidat. C’est le parti qui fera le travail de porte à porte pour ratisser large en faveur du candidat.


La quatrième ligne est la ligne associative. Malgré une volonté de dissoudre les associations au regard de leur passé tumultueux,  les associations ont toujours leur place au sein du dispositif présidentiel. Généralement, elles sont tenues par les mêmes qui sont encartées dans les partis affiliés au parti démocratique gabonais.
La cinquième ligne enfin, est composée des partis de la majorité républicaine et sociale. Contrairement aux apparences, seul un parti dans cette famille politique tient la route: c’est le centre des libéraux réformateurs (CLR). Le reste des formations politiques fait de la figuration et son apport est plutôt minime. 


Voilà de l’avis de la rédaction de http://www.abcdgabon.com, quel pourrait être le système mis en place autour du Président de la République dans l’éventualité d’une candidature. Maintenant, il faut se battre pour faire partie de ces groupes et c’est à ce niveau que certains vont y laisser des plumes.