SOS: Quelle est la situation des employés gabonais de la zone économique spéciale de Nkok ?

Loin de nous l’idée d’un acharnement envers cette réalisation qui fait la fierté de notre pays le Gabon, même s’il faut le rappeler, la Zone économique spéciale de Nkok est le fruit d’un partenariat public privé dont le Gabon détient un peu plus de 40% des parts d’investissement. Le pays n’a donc pas le contrôle de cette infrastructure mais pour autant, elle bénéficie à l’économie gabonaise. 

Ce qui nous intéresse aujourd’hui est la situation des employés gabonais de Nkok. Si les expatriés peuvent travailler comme des forcenés parce qu’ils travaillent dans des conditions plus misérables dans leurs pays d’origine, la loi gabonaise n’autorise pas de soumettre les travailleurs gabonais à un rythme de travail qui les esclavagise au final.
Une vidéo avait défrayé la chronique il y a quelques mois, dans laquelle des jeunes employés de la zone économique de Nkok dénonçaient leurs conditions de travail dans les usines installées à Nkok. Le Directeur général de l’époque monsieur Igor Simard avait fait une descente sur le terrain et avait promis d’établir la vérité avec l’aide d’inspecteurs de travail.


Des mois plus tard, pas le signe d’un rapport indiquant que le cri d’alarme de ces compatriotes ait été entendu. Au contraire, on nous a appris que les rares inspecteurs de travail qui avaient voulu s’intéresser au dossier ont été muselés et ramenés à leur plus simple expression. La nébuleuse Olam n’acceptant aucune intrusion dans un territoire grand de 1124 ha, dont il a le titre foncier.


Pourtant l’idée du Président Ali Bongo était belle, celle de donner du travail aux jeunes gabonais pas de maltraiter ses compatriotes dans un territoire où les industriels indiens et chinois font la loi. Nous demandons à ce que l’administration s’intéresse aux conditions de travail de ces ouvriers gabonais et qu’un rapport soit commis pour déterminer dans quelles conditions travaillent nos compatriotes.