Il étouffe sa belle-mère à cause de ses atangas de 500 F CFA

C’est l’histoire de monsieur Mibambo qui se déroule à koulamoutou au quartier menage. Monsieur Mibambo est un ouvrier de 51 ans, qui travaille dans une société de soudure, il se lève très tôt le matin pour aller au travail et ne revient que le soir.


Il est marié à Justine, une jeune femme de 27 ans qui ne travaille pas et passe ses journées à la maison à faire le kongossa avec les voisines. Le jeudi dernier, la mère de Justine est venue  lui rendre visite et après avoir papoté avec sa fille, Justine décide de faire les atangas à sa mère. Sauf qu’au lieu d’en acheter, elle décide de prendre ceux laissés par son mari Mibambo, juste dans le buffet, posés dans une assiette en plastique.
Elle chauffe de l’eau, plonge les atangas et au bout de quelques minutes, ils sont cuits. Justine et sa mère passent à table et elles ont même la chance de se faire offrir une bouteille de vin de palme par le voisin appelé kounabeli à cause de sa capacité à danser. Le repas d’atangas fut donc arrosé de vin de palme, ce qui n’est pas pour déplaire à maman kegno, la mère de Justine.


Dans l’usine de fer, monsieur Mibambo travaille dur. Aujourd’hui il a finalisé un portail et c’est un travail vraiment fastidieux. Il est 18h 32, il vient de finir son travail. Les mains sales, les yeux et la peau brûlés par le chalumeau, monsieur Mibambo range son matériel et prend un clando pour chez lui au quartier menage.


Avant d’arriver chez lui, le ferailleur s’arrête chez une femme qui vend du manioc et prend 1 bâton de manioc. Il vient d’arriver à la maison et sa belle-mère est toujours là. « Te bwedi » lance t-il en langue pouvi, voulant dire bonjour. La maman de sa femme Justine répond et aussitôt il demande à sa Justine de lui faire les atangas qu’il a laissés au buffet.


« Ah chérie, maman est venue nous voir et je lui ai fait les atangas ». « De quels atangas tu parles? » retorqua t-il depuis la chambre. « Oh chérie, tes atangas qui étaient au buffet ». Dans un calme olympien il sortit de la chambre où il se déshabillait avec le sachet dans lequel il y avait son manioc. « Mais Justine pourquoi tu fais ça, tu sais que je ne mange pas la viande, tu as la viande dans le frigo, pourquoi tu n’as pas servi à maman la viande? » 
« Ah toi aussi, toujours le bruit et pour les atangas, tu es quel genre d’homme, tu n’as pas mangé là où tu étais au travail là-bas ? Ne me fais pas le bruit stp ». Devant ces paroles dures, monsieur Mibambo rentra dans une colère noire et gifla violemment justine. « Tu te prends pour qui? Je reviens du travail et c’est tout ce que tu trouves à me dire alors que j’ai passé toute la journée à couper les fers, tu as vu mes mains? ».


C’est à ce moment que la mère de Justine intervint: « Mais Mibambo, tu vas tuer ma fille à cause des atangas, c’est elle qui t’a envoyé couper les fers, tu ne pouvais pas faire la politique comme Nzouba Ndama? Si tu n’as pas fait l’école, ce n’est pas de la faute de ma fille, rigolo ». « Maman je ne te permets pas de m’insulter chez moi» lança le ferrailleur. La maman retorqua « quel chez toi? Espèce de locataire, un homme qui rentre à la maison avec un petit sachet de manioc, je dis bien rigolo. Ce mariage-là, si ça ne dépendait que de moi, j’aurais préféré donner ma fille a Germain, regarde la maison qu’il a construit ».


Devant ces paroles blésantes, monsieur Mibambo s’avança vers sa belle-mère, les larmes aux yeux, avec le sachet où il y avait le manioc, il essaya de l’étouffer dans le but de la faire taire. « Venez oh, venez oh oh » cria la belle-mère. Au même moment les voisins intervinrent et sortir Justine et sa mère de la maison. Elles avaient vraiment eu de la chance tant la colère du beau-fils était grande. « Allez-y trouver les politiciens, vous croyez que moi je suis un voleur? Donne ta fille à Nzouba Ndama, je m’en fous ». Il était en colère et continuait de parler depuis sa maison.


Quelques minutes plus tard, un gros VX se gara, Justine et sa mère s’embarquèrent et s’en allèrent. Après s’être calmé, quand  monsieur Mibambo sortit, il ne vit plus sa femme. « Elle est où Justine » Une voisine qui était là répondît: « Mais c’est quelle Justine que tu cherches Mibambo, celle qui est dans la Clim dans la grosse voiture avec sa mère, mon petit ça ce n’était plus la voiture mais l’avion ».


Monsieur Mibambo est actuellement entrain d’aller partout chez les parents de sa femme pour savoir à qui appartient ce bolide. Mais il est fort probable, que le propriétaire de la voiture soit monsieur Germain, un riche homme politique qui travaillait au gouvernement. Ah les belles-mères ! Le pauvre n’a peut-être pas dit son dernier mot.