AffairE Yahnn Bahou – Lambert-Noël Matha est-il dépassé par les agissements des policiers ?

Partout dans le monde, la police des Airs et des Frontières est une police d’élite parce qu’il s’agit d’agents qui sont les premiers ambassadeurs du Gabon lorsqu’un étranger rentre dans notre pays. Ce qui vient d’arriver à l’animatrice ivoirienne Yahnn Bahou dans notre pays, au poste de police de l’aéroport, montre qu’il y a au niveau des policiers gabonais y exerçant un problème sérieux.

D’abord il est bon de rappeler que les policiers affectés à l’aéroport pour les formalités de police des passagers doivent être les plus qualifiés de la police. On doit y retrouver des hommes et des femmes qui ont un minimum de bagage intellectuel pas les badauds dont le but est de ternir l’image de la police nationale.

Refouler une citoyenne d’un autre pays sans lui signifier l’objet de sa garde à vue et sans la nourrir ni lui donner à boire de 19h à 9h du matin, c’est complètement inacceptable. Après l’affaire des accusations d’abus sexuels en République centrafricaine et le rapatriement des casques bleus gabonais, voilà que l’on nous sert une autre affaire de comportement abusif avec une professionnelle de la presse oubliant les répercussions qu’une telle affaire peut avoir sur l’image de notre pays.

Et le plus curieux est le silence dans lequel se terre le commandement en chef de la police nationale qui n’indique rien de ce qui a été reproché à la citoyenne ivoirienne alors qu’elle inonde la toile avec sa version des faits. Le pire est que même les Gabonais eux-mêmes sont parfois maltraités par les mêmes agents de police en poste à l’aéroport avec le
même mépris. Donc quand une telle affaire éclate, il est difficile de faire jouer le patriotisme.

Envoyons à la PAF, les policiers les plus qualifiés pas exclusivement les parents amis et connaissances parce que dit-on, il y a quelques avantages à être en poste soit à l’aéroport, à la documentation ou au port. Faisons les choses bien et ne laissons pas passer à chaque fois des agissements qui ternissent la respectabilité de l’institution qu’est la police.