Casques bleus gabonais: Quid de la présomption d’innocence ?

Les casques bleus gabonais ont été retirés de la République centrafricaine pour des accusations portant sur d’éventuels abus sexuels. Si les faits tels que qualifiés sont d’une extrême gravité, il n’en demeure pas moins que les casques bleus gabonais ne doivent pas être placés en dessous de la loi, c’est-à-dire leur nier ne serait-ce que la présomption d’innocence.


Le plus regrettable est que l’acharnement sur ces militaires viennent d’une poignée de leurs compatriotes, activistes érigés en procureurs pour la circonstance. Sinon comment comprendre qu’une affaire qui déshonore tout un pays soit relayée par les propres citoyens de ce pays ?


Il y a lieu de s’interroger sur la démarche empruntée par les gabonais qui acculent leur propre armée, alors que celle-ci n’a même pas encore été jugée et que l’enquête n’a pas encore révélé les culpabilités des uns et des autres. 


il faudrait peut-être rappeler à ces compatriotes que l’exercice de la justice se fonde sur deux principes fondamentaux: l’indépendance de la justice, elle sera garantie du fait qu’il s’agira d’une enquête indépendante menée par l’organisation des nations unies et la présomption d’innocence. Tant que votre culpabilité n’est pas prouvée, personne ne peut vous accuser de quoi que ce soit. 


Nul besoin de rappeler à ceux qui veulent jeter le discrédit sur l’armée gabonaise, combien de nos soldats sont tombés sur le théâtre de guerre pour défendre la paix et la sécurité dans ce pays frère (RCA). On peut critiquer tout mais pas jeter dehors sa propre armée. C’est une honte de se comporter comme certains de nos compatriotes le font.