ZONE DE LIBRE ÉCHANGE: QU’EST-CE QUE LE GABON PEUT VENDRE ?

A la différence des autres pays de la sous-région qui produisent énormément et qui sont compétitifs dans la transformation industrielle, le Gabon est toujours au stade du balbutiement. Sauf que le gouvernement est obligé de signer des conventions sous-régionales en vue de la création d’un marché commun de libre échange.

La zone de libre échange (ZLEC), permettra selon un article du Figaro, la levée totale des barrières tarifaires et non tarifaires et de générer 7% de revenus supplémentaires pour la zone d’ici 2035.

Il est clair qu’une zone de libre échange est toujours un avantage pour la plupart des pays producteurs, qui ont un label-qualité à l’échelle de la production industrielle. Or le Gabon ne produit presque rien du tout, en comparaison avec le Cameroun voisin. En tout cas, des produits transformés made in Gabon, de tête, personne ne peut nous en citer au moins une dizaine.

Le marché gabonais qui est en manque de tout sera inondé de produits africains et les gabonais n’auront rien à vendre en retour dans les autres pays. La conséquence sera que les petits producteurs gabonais qui auraient pu bénéficier de l’exclusivité du marché, seront affaiblis et anéantis par la concurrence.

Le gouvernement qui n’est jamais allé jusqu’au bout de la logique de la transformation et de l’industrialisation de l’économie gabonaise, ne pourra pas protéger les producteurs gabonais puisqu’étant désormais soumis à la règlementation de la zone de libre-échange.

Le monde du commerce international bouge rapidement et le Gabon est toujours à la traîne. Il serait temps que le gouvernement s’associe aux vrais entrepreneurs pour qu’il commence à comprendre les règles du marché. Pendant ce temps, les gabonais sont toujours en attente du « made in Gabon ».