incidents à okondja: une victime nommée ali bongo ondimba

Plus que jamais porteur d’un discours d’unité visant le renforcement de la cohésion nationale, dans un pays dont les effets néfastes du scrutin présidentiel de 2016 sont encore palpables, le Président de la République apparaît aujourd’hui comme la principale victime collatérale des événements déplorables survenus ces dernières heures à Okondja, commune politiquement acquise à son Parti le PDG.

Parce que le Gabon est parfois sorti de loin en frisant la catastrophe qu’ont parfois failli engendrer les luttes politiques acerbes, en raison de leur caractère néfaste et anachronique quand à la pratique politique moderne prônée par les textes fondateurs de la République, les derniers événements d’Okondja portent en eux, et à plusieurs égards, les germes d’une évolution dévastatrice de la démocratie gabonaise.

Comment justifier en effet qu’en 2021, plus de trois décennies après le rétablissement du multipartisme dans notre pays, de tels faits soient encore de mise, qui plus est en raison d’une tournée politique finalement banale d’un leader politique de l’opposition? Une tournée qui, par ailleurs, ne revêtait que des enjeux encore lointains et un engouement jusqu’ici pratiquement dérisoire!

Cette violence inutile, en tant que l’expression d’un zèle irréfléchi et rédhibitoire pour la bonne image du Chef de l’Etat, au nom de qui les auteurs et commanditaires prétendaient agir, s’avère, à l’examen scrupuleux de ses conséquences, un coup porté à la volonté exprimée avec force par Ali Bongo Ondimba de voir le pays tout entier réuni autour des idéaux de paix et de concorde nationale, dans le respect des différences et de la diversité des opinions